



La responsabilité sociale des entreprises serait-elle un ersatz de providence qui permet au modèle néolibéral de perdurer avec moins de mauvaise conscience ? Serait-elle l’alibi qui aide le capitalisme à triompher avec l’assentiment des tiers ? Serait-elle un moyen civilisé de faire prospérer les entreprises en réduisant sensiblement l’écart avec leur environnement immédiat ? Serait-elle donc une carte à jouer pour gagner la paix sociale ou une conviction à avoir pour se mettre au service de la collectivité, tout en étant concerné principalement par la rentabilité ?

Pour bien coordonner, il ne suffit ni de planifier avant coup, comme au temps des économies centralisées, ni d’évaluer après coup, comme le claironnent les bailleurs de fonds internationaux, champions des économies libérales. La coordination est une affaire de flux tendu, allant de la conception concertée des stratégies jusqu’à la convergence des résultats obtenus sur le terrain, à même la société. Pour comprendre nos déficits et nos avancées à ce niveau, le dossier ci-après répond largement à la question.

Parler de logistique pour l’industrie, c’est comme parler de la bourse des valeurs pour les services et la finance. C’est le sésame des temps hypermodernes, la locomotive du capitalisme cognitif, sans laquelle le rythme de la production et de la commercialisation des biens ralentirait et, avec lui, celui des richesses partagées.
A partir de ce numéro, Economia change de peau. Elle mute du papier à l’écran. Son effeuillage se feradorénavant en ligne. Signe des temps ?Plutôtsens des réalités.Ayant pour ambition d’être lisible par des étudiantsetchercheurscurieux de tout savoir, maisaussi des cadres et décideurspressés de vite savoir, ici et ailleurs, la version numériques’estimposée à nous pour son ubiquité, saflexibilité et sapropension à êtrediffusablepartout, vite, sans délai et sans frontières.



Pour le profane, ce mot résonne comme celui d’un continent disparu, d’une constellation lointaine. La réalité est beaucoup moins poétique : les lanthanides1 sont un groupe de quinze métaux utilisés dans des applications technologiques et industrielles très variées. Avec le scandium et l’yttrium, ils appartiennent à ce que l’on appelle plus communément les «terres rares». Rares, celles-ci ne le sont pas vraiment puisqu’on en trouve dans toute l’écorce terrestre et même dans l’eau de mer.


Si l’on vous dit, répartition inégale des revenus, évasion fiscale, économie informelle significative, travail au noir, nonpaiement des cotisations sociales, recouvrement très partiel de l’impôtpayé très majoritairement par les salariés, recherche de la rente au lieu de la création de richesse et donc culture du fonctionnariat et du clientélisme politique, corruption, surendettement des ménages, spéculation immobilière et foncière effrénée, foncier opaque, oligarchie militaire, dépenses de défense colossales en raison des relations houleuses avec le voisin et ennemi héréditaire...