Portrait de admin

Recherche sur les jeunes au Maghreb

 le séminaire régional ''Recherche sur les jeunes au Maghreb : entre marginalités et opportunités - Etat de la connaissance -''

Recherche sur les jeunes au Maghreb
Lecture et commentaires rapport de la Banque mondiale sur le “Diagnostic systématique pays”
Télécharger PDF

Lecture et commentaires rapport de la Banque mondiale sur le “Diagnostic systématique pays”

Ce rapport intervient dans un contexte de débat national sur la soutenabilité du modèle de développement marocain et après la publication d’une série de rapports qui se partagent de manière générale les mêmes constats. Il intervient donc dans un contexte où le gouvernement marocain est appelé à « reconsidérer » le modèle de développement Jugé aujourd’hui incapable de répondre aux besoins croissants des marocains en termes d’emplois décents, d’accès aux services de santé et d’enseignement de qualité, d’administration, de réduction de manière perceptible les inégalités sociales et territoriales et à réaliser une certaine justice sociale. ...

Article réservé aux membres

Ce contenu est disponible seulement pour les membre d’ECONOMIA.

Déjà abonné ?
Se connecter
Pas encore abonné ?
Créer un compte
Driss Ksikes : "Il est indispensable de sortir l'école de son isolement"

Driss Ksikes : "Il est indispensable de sortir l'école de son isolement"

En marge de la 21e édition de l'Université Citoyenne, TelQuel.ma s'est entretenu avec Driss Ksikes, écrivain et directeur du centre de recherche de HEM.

Pour lire l'entretien cliquez sur le lien suivant: 


Portrait de admin

Colloque international de la chaire Fatéma MERNISSI

 

Colloque Fatéma Mernissi novembre et décembre 2016 

 

 

 

 

 

 

 

Colloque international de la chaire Fatéma MERNISSI
Préalables pour une gouvernance réussie

Préalables pour une gouvernance réussie

Auteur : Rapport Banque Mondiale “Diagnostic systématique pays”

Le 20 novembre 2017 , Economia HEM Research center  a accueilli à son siège, au Campus de Rabat de HEM, une réunion de consultation de la banque mondiale autour de son diagnostic systématique pays(DSP) sur le Maroc et ce,  pour la période  des quatre prochaines années 2017/2020.

Une vingtaine de chercheurs du centre et des universités de Casablanca Rabat et Kenitra ont participé à cette réunion, animée par JP Chauffour Économiste principal pour le Maroc à la Banque mondiale.

 Les consultations relatives au DSP ont pour objectif d’échanger avec les différents milieux et partenaires du pays les idées et réflexions à propos des programmes d’action de la banque mondiale dans un pays donné .Dans le cas du Maroc ces échanges se devaient d‘identifier les défis et les opportunités pour réduire la pauvreté et promouvoir la prospérité partagée de manière durable, notamment à travers l’identification des domaines prioritaires de réformes pour soutenir  l’amélioration du niveau de vie et l’émergence d’une classe moyenne dynamique .

Des inclusions à édifier

En fait le diagnostic présenté ne comportait pas d’éléments nouveaux majeurs par rapport au mémorandum sur l’émergence de l’économie marocaine présenté par la même institution moins d’une année auparavant .Le diagnostic  retient  cinq critères, le premier est relatif à la question de la pauvreté et des inégalités, il rappelle la persistance de défis importants dont le sentiment de pauvreté et de manque d’opportunités parmi les populations, notamment l’écart d’aspirations  chez les jeunes. Le second souligne la vulnérabilité des acquis économiques et sociaux réalisés, le troisième plus étendu repose sur les déficits en matière d’inclusion :

  • L’inclusion des institutions de marché
    • Un milieu des affaires plus propice à l’entrepreneuriat et au développement des PME
    • Un marché du travail plus inclusif, notamment des jeunes et des femmes
    • Un régime des échanges extérieurs plus inclusif (commerce, investissement, capitaux)
  • L’inclusion des institutions publiques
    • Dans l’élaboration et le respect de l’état de droit
    • Dans l’administration de l’État et des collectivités locales
    • Dans la fourniture de biens et services publics
  • L’inclusion dans la formation du capital humain
    • L’accès à une éducation de qualité
    • L’accès à une santé de qualité
    • L’accès au développement de la petite enfance
  • L’inclusion comme capital social
    • L’inclusion des femmes
    • L’inclusion des jeunes
    • L’inclusion des personnes handicapées.

Un programme social à la recherche d’un meilleur ciblage

Onze contraintes dominantes sont identifiées par ce diagnostic et nécessitent d’être traitées pour accélérer l’émergence du pays. Parmi les axes prioritaires d’intervention, les experts de la Banque mondiale préconisent des propositions et des objectifs  désormais reconnues, notamment en matière de  lutte contre les rentes et de  renforcement de la concurrence et de  l’accès équitable aux marchés. Ils appellent aussi à promouvoir l’innovation et récompenser (ne pas pénaliser) la prise de risque.

Sur le plan social on notera la proposition de Lutter contre les discriminations à l’égard des femmes et de favoriser leur autonomie (droits, liberté d’action), celle de créer un registre social pour améliorer la gouvernance, le ciblage et la coordination des programmes sociaux, d’améliorer la sécurité des travailleurs (assurance chômage) ainsi que l’efficacité et le ciblage des politiques actives du marché du travail (PAMT). Parmi les axes  on notera aussi l’appel à des interventions spatialement ciblées pour faire face à l'exclusion sociale (poches de pauvreté urbaine, périurbaine et rurale).

Parmi les points les plus significatifs de ce diagnostic la banque mondiale met en exergue ce qu’elle qualifie de contrainte transversale,  celle de la nécessité absolue d’une amélioration de la gouvernance. Dans plusieurs passages de ce diagnostic on retrouvera trois thèmes concomitants :

-le  renforcement de  la transparence et de l’accès à l'information

-La Promotion de  l’expression et de la participation citoyenne.

-Le respect et la mise en œuvre les lois, et le renforcement de  la justice.

L’inévitable  transparence

Parmi les actions préconisées on retiendra l’appel clair et franc à l’adoption d’une loi ambitieuse sur l’accès à l’information ; la consécration de  la reddition des comptes à travers l’évaluation systématique des politiques, ainsi que l’amélioration relative à l’équité des procédures judicaires et de la justice pénale, la protection des biens (régime foncier, expropriation)et la protection des contrats (procédures et processus d’exécution).

Le diagnostic conclut sur ce qu’il qualifie  de défis de la mise en œuvre de ces orientations,   à travers des questions politiques effectivement  cruciales et d’extrême actualité. Il s’interroge ainsi sur Comment consolider le lien social pour être acteur d’un Maroc modernisé?  Comment renouer avec un sens de l’intérêt général et du collectif dans le cadre d’un contrat social renouvelé?  Et    Comment restaurer la confiance des citoyens envers les corps intermédiaires et assurer que ces corps soient à la hauteur des enjeux?    Des interrogations clés qui sonnent comme des conditions sine qua non pour réussir le passage vers l’émergence !

Par Bachir Znagui 

 

 

 

 

 


Pour un travail plus réflexif

L’étude menée actuellement par Economia, portant sur le sens et la valeur du travail dans les organisations salariales au Maroc, interpelle le manager à bien des égards. C’est à travers l’identification de leviers et de moteurs d’action dans un contexte professionnel organisé, que cette recherche aspire à donner des recommandations concrètes pour les managers désireux de mieux comprendre, pour mieux décider.

Mena Hosts Celebrated Moroccan Writer

Mena Hosts Celebrated Moroccan Writer

MENA partnered with the Center for the Writing Arts at Northwestern to host Moroccan playwright, novelist, and magazine editor Driss Ksikes as a writer-inresidence for the spring quarter. An internationally recognized playwright, the former editor of the vital Moroccan magazines TelQuel and Nichane, and the current editor of the Moroccan publication Economia, Ksikes has made major contributions to the artistic, political, and intellectual life of Morocco and the Arab world more generally

Annual Report Links : 


Article les inspirations Eco dossier Economia sur les inégalités
Télécharger PDF

Article les inspirations Eco dossier Economia sur les inégalités

Dans le numéro 2022 - Mardi 26 décembre 2017 du journal Les inspirations Eco page 21 l'article la double peine des "Ni-Ni" parle de l'étude publiée dans le nouveau numéro de la revue Economia consacré à la question des inégalités.

Lien de l'article sur le site leseco: 

http://www.leseco.ma/maroc/62382-la-double-peine-des-ni-ni.html


Médias, université et société civile

Dans une certaine littérature libérale,  la société civile est une notion-valise qui englobe, non seulement les ONG, mais également l’univers académique et médiatique, puisque tous concourent à améliorer la cité et le bien être des citoyens sans concourir pour l’accès au pouvoir. Mais cette distinction classique entre société politique et société civile, ne semble plus à l’ordre du jour.

Éloge de la circulation

Éloge de la circulation

Auteur : Philippe Derudder

« Lorsque nous avons appris que 95 % des flux financiers sur notre planète étaient absorbés par la spéculation et que 5 % seulement servaient à l’économie réelle, nous avions notre réponse et l’une des causes des dysfonctionnements de notre économie », témoigne Philippe Derudder. Cet ancien chef d’entreprise est un des fondateurs de l’association AISES (Association internationale pour le soutien aux économies sociétales, www.aises-fr.org), qui promeut des recherches sur le développement d’économies au service de l’homme et de l’équilibre écologique. Pour l’auteur d’Une monnaie au service du Bien commun, Libérer l’intérêt collectif du carcan de l’économie marchande (Éd. Yves Michel, 2017) et de  Manifeste pour que l’argent serve au lieu d’asservir (avec André-JacquesHolbecq, Éd. Dangles, 2013), il s’agit de rompre avec un modèle économique devenu dangereux tant pour l’Homme que pour la planète. Les monnaies nationales sont en effet aujourd’hui objet de spéculations financières qui les détournent de leur fonction de dynamisation de l’économie réelle, notamment locale. D’autre part, le modèle de croissance, avec ce qu’il induit de surproduction, s’avère dangereux. Pour Philippe Derudder, c’est l’humain et le social qu’il faut replacer au cœur du système, en favorisant des circuits courts et en repensant l’acte d’achat.

Expériences alternatives

Philippe Derudder ne propose pas de remplacer les monnaies nationales, du reste monopole d’État chèrement défendu. Il s’intéresse à de nombreuses expériences pionnières qui restaurent la dimension de convention sociale de la monnaie. « Comme la monnaie locale tourne en circuit fermé par définition, elle ne peut sortir du réseau à l’intérieur duquel elle a court ; elle s’affirme alors comme un outil permettant de se réapproprier la maîtrise de l’argent tout en lui redonnant sa fonction première d’échange. »Le livre, publié en 2011 et qui en est à sa troisième édition, revue et augmentée, fait l’inventaire de ces expériences.La dernière partie est un guide pratique destiné à tous ceux qui s’intéressent à cette expérience et souhaiteraient la dupliquer. Le ton est pédagogique, volontiers imagé et émaillé de récits qui en rendent le contenu plus concret.

L’auteur commence par un rappel de ce qu’est la monnaie, « une reconnaissance de dette de la SOCIÉTÉ, en compensation de la richesse fournie par les membre de cette société, transmissible de personne en personne », revient sur les principes de double monnaie et de réserve fractionnaire au cœur du système monétaire moderne, sur la notion de dématérialisation de la monnaie. Il revient sur l’abandon de l’étalon or, et regrette que  la finance mondiale soit contrôlée par « un cartel de banques privées » alors que les banques centrales devraient être « des organismes publics mandatés et contrôlés démocratiquement par les nations ».  Pour lui, il ne s’agit rien moins pour les citoyens que de « reprendre le pouvoir sur la monnaie en toute légitimité ».

Le cœur du livre est consacré à la description des expériences passées et récentes de monnaies locales et complémentaires. Il est significatif qu’elles se soient produites lors de périodes de graves crises économiques et financières. Ainsi, plusieurs parmi les doyennes ont été mises en place dans les années 1930. À l’époque, il s’agissait de « redynamiser l’économie et de redonner du travail aux gens », mais la monnaie était encore indexée à l’or et on se faisait moins de souci pour l’environnement et pour l’ancrage local de l’économie. Philippe Derudder souligne qu’au-delà de ces différences avec des expériences plus récentes, le principe de « monnaie franche » au sens de libre, tel que théorisé par l’économiste allemand Silvio Gesell (1862-1930) dans L’ordre économique naturel (1916),  reposait déjà sur l’idée d’indexer la valeur de la monnaie sur le travail, et de concevoir une monnaie « à surestaries, perdant donc de sa valeur avec le temps », ce qui rend absurde toute tentative de thésaurisation et encourage la circulation.

La première expérience a eu lieu en Allemagne, dans la petite ville minière de Schwanenkirchen, avec la « Wära », un billet d’échange émis par la Société d’échanges commerciaux Wära, d’une valeur nominale de 0,5, 1, 2 et 5 Wära que pouvaient acquérir les membres de l’association. « C’était seulement dans des cas d’extrême urgence que la Wära devait être reconvertie en marks ». Le système permit de redynamiser la mine abandonnée, de remettre au travail les ouvriers et de reconstituer une économie locale impliquant les producteurs et commerçants de la région. « Un maximum de 20 000 Wära circulèrent simultanément entre 1930 et 1931, 2 500 000 personnes en firent usage ». D’autres expériences ont été tentées à Wörgl en Autriche, avec les équivalents-schillings qui permirent à la municipalité de rembourser ses dettes, de construire des routes, de reboiser, etc., à Nice en 1933 avec la Mutuelle d’Échange, à Berlin avec le Bären-Mark en 1949, en France à Lignières-en-Berry, en 1956, et à Marans en 1958, au Brésil, à Porto Alegre en 1959. Il y a eu aussi le Wir en Suisse, circulant dès 1934 entre 60 000 entreprises en parallèle du franc suisse et dont la coopérative a obtenu le statut bancaire. Plus récemment, il y a, en France, le mouvement des SEL (Systèmes d’échanges locaux)interroge aussi la valeur du don et du bénévolat, non reconnus comme richesses, le « Ithaca hour », inventé par le journaliste Paul Glover dans l’État de New York, le Credito en Argentine et les grands réseaux de troc en Amérique latine, le Palmas brésilien, le Chiemgaueur allemand, l’Abeille du Lot-et-Garonne, la Luciole en Ardèche… Certaines, comme l’Eusko basque, sont aussi des monnaies numériques, mais Philippe Derudder consacre un développement pour les distinguer du Bitcoin, monnaie qui reste purement spéculative.

En parallèle de ces descriptions, Philippe Derudder fait l’histoire des résistances étatiques à ces initiatives citoyennes : procès, interdiction des « mutuelles d’échanges »… Pourtant leur multiplication révèle une véritable interrogation sur le sens de la richesse.

 

Par Kenza Sefrioui

Monnaies locales, complémentaires et citoyennes, pourquoi, comment ? (3e édition revue et augmentée)

Philippe Derudder

Éditions Yves Michel, 348 p., 230 DH


Pages