L’économie, c’est beaucoup plus que des chiffres (2)

Quand on aime, on ne compte pas, affirmait il y a quelques années un slogan publicitaire vantant, je crois me souvenir, les qualités d’un fromage.

J’aurais envie de dire qu’en science économique c’est l’inverse : quand on aime on compte. Pour le dire plus sérieusement et sans métaphore, ce que l’économie compte et mesure n’est que la part de l’activité économique enregistrée, c’est à dire celle qui se conforme aux règles et cadres imposés par les institutions publiques et corporatistes.

Une brève histoire de la science économique

Une brève histoire de la science économique

Il est pratiquement impossible de comprendre la littérature qui tente d’analyser le processus de mondialisation de l’économie sans faire appel à des concepts économiques déjà développés par les économistes classiques. Qu’il s’agisse de la théorie de l’offre, du monétarisme ou de la théorie des anticipations rationnelles, toutes ces constructions théoriques trouvent leur source dans les œuvres des pères fondateurs de la science économique. D’où l’intérêt de recourir à l’histoire de la pensée économique.
De l’« ordre public concurrentiel »

De l’« ordre public concurrentiel »

Le dialogue entre « mondialisation » et « globalisation » distingue entre le phénoménologique et le systémique. Ainsi l’« ordre concurrentiel », résultante de l’universalisation d’un ordre institutionnel prônant la « régulation », accompagne une mondialisation qui couvre le décloisonnement des marchés nationaux, le développement des réseaux de communication et l’affaiblissement de l’État.
Des surliquidités à l'economie de la pierre

Des surliquidités à l'economie de la pierre

L’accélération de la croissance depuis 2001 ne constitue pas la preuve d’une bonne gestion. Elle est compatible avec une accumulation de déséquilibres notamment dans les domaines industriel, socio-territorial et financier.
Quel Modèle Economique pour le Maroc ?

Quel Modèle Economique pour le Maroc ?

L’Etat marocain est resté longtemps en panne de projet économique. Il s’est limité à suivre les recommandations des bailleurs. A mes yeux, la situation a changé avec le nouveau règne. L’Etat a adopté un modèle de référence.
La nouvelle économie de l’information des médias généralistes

La nouvelle économie de l’information des médias généralistes

L’etat, la terre et le Gaouri

L’etat, la terre et le Gaouri

Les litiges liés au foncier seraient une entrave majeure à l’investissement, notamment étranger. Les statuts existants ne permettent pas toujours une mobilisation des terres mais les voies de contournement existent. Ecrit dans le cadre d’un dossier sur la place de l’étranger dans l’économie marocaine, cet article aborde, à partir d’une connaissance fine du terrain, davantage les pratiques que les règles.
Driss Khrouz : L’entreprise ne crée pas le développement

Driss Khrouz : L’entreprise ne crée pas le développement

Les grands entretiens sont un moment privilégié par la plateforme Economia pour interroger de grands noms de la scène scientifique, marocaine ou régionale. Économiste atypique, chantre du partenariat euro-méditerranéen, humaniste pour qui la culture est au centre de tout développement, Driss Khrouz revient sur les grandes évolutions de notre monde et déplore une idéologisation galopante du tout économique.
Les pays arabes, et le pouvoir illimité des chefs

Les pays arabes, et le pouvoir illimité des chefs

Depuis ses premiers travaux au côté de Paul Pascon, jusqu’à son dernier livre, Le sujet et le mamelouk, à travers tout son parcours, l’économiste Mohamed Ennaji se révèle être un universitaire libéré des carcans académiques, qui cherche à remonter à chaque fois encore plus loin dans le passé, pour mieux comprendre la servitude d’aujourd’hui, et un intellectuel qui s’approche des cercles du pouvoir actuels pour ne pas se tromper de jugement.

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